incompris

Ils évoquent leur enfance comme un temps de plénitude — heureuse ou non —, comme si leur conscience alors jamais ne se dédoublait, qu’ils ne prenaient jamais de distance avec les situations, qu’ils ne se voyaient pas vivre. J’étais ceci, j’étais cela. J’étais fasciné par. Je pouvais rester des heures à. Plus vraisemblablement ont-ils tout oublié et se voient-ils aujourd’hui, de si loin, avec le regard que les adultes portaient sur eux à l’époque. Enfant deux fois incompris.

Éric Chevillard, « vendredi 13 novembre 2015 », L’autofictif. 🔗

David Farreny, 28 fév. 2016

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