J’avais quitté à jamais le pays d’autrefois, mais le canal gris de mon enfance coulait toujours devant moi sans m’emporter, en dépit de tout le mouvement que je me donnais, je bougeais moins qu’un chien mort, je restais assis sur le quai, les jambes ballant dans le vide, jetant dans l’eau de petits cailloux sans produire plus d’effet autour de moi que les cinq cercles concentriques qui s’élargissaient sur l’onde, où mes rêves étaient contenus, qui mouraient avec eux – […]