ACCUEIL | HASARD | INDEX | BIBLIOGRAPHIE | RECHERCHE | MARGES | AJOUT | MEMBRES | NOTICE | RSS | LIBRAIRIE
Dictionnaire

Voici, réparties sur 3 pages, les 20 dernières entrées insérées dans le dictionnaire.
Vous êtes sur la page 1.
avant | cal | contient | de | dérailler | disponible | distance

page 2
avant

Il reste tant de choses à faire avant d’anticiper.

Antoine Émaz, Lichen, encore, Rehauts, p. 58.  +
C.C., 04/03/10.Commenter.
cal

Un cal mental.

Antoine Émaz, Lichen, encore, Rehauts, p. 55.  +
C.C., 04/03/10.Commenter.
contient

Quand on regarde un arbre, on ne pense pas forcément aux livres qu’il contient.



Avant l’été, dans les magazines, cette injonction aux écrivains : « Surveillez votre ligne. »

Antoine Émaz, Lichen, encore, Rehauts, p. 54.  +
C.C., 04/03/10.Commenter.
de

De longues tiges de pluie.

Antoine Émaz, Lichen, encore, Rehauts, p. 56.  +
C.C., 04/03/10.Commenter.
dérailler

Un mot est pris en croix entre la chaîne sonore dans laquelle il est engagé (phrase) et sa verticalité de sens multiples possibles. L’esprit va très vite, face à un énoncé pour connecter l’épais de chaque mot et le signifié approprié afin qu’au bout la chaîne fasse sens, globalement : phrase ou suite de phrases, texte.

Si la poésie semble parfois déroutante, c’est qu’elle fait souvent dérailler la chaîne « simple » du langage quotidien. Elle peut le faire de façon provocatrice, frontale, ou de façon plus « rusée » (James). J’aime mieux cette seconde manière, qui ne violente pas mais invite le lecteur à une circulation dans le poème, sans lui interdire la ligne droite, s’il la préfère. À lui de construire son trajet, chemin ou dédale.

Antoine Émaz, Lichen, encore, Rehauts, p. 75.  +
C.C., 04/03/10.Commenter.
disponible

Est-ce à cause de ce lien sensation/mémoire/écriture que l’on revient toujours aux mêmes expériences, accrues de quelques variations à chaque fois ? Ou bien à cause de l’infinie profondeur répétitive de telle sensation levée par un mot ? Je dis « lessive », et remontent de suite, mêlées autant que distinctes, les odeurs multiples de propre au sortir du lave-linge ou de la lessiveuse d’enfance. On écrit, ou un poème s’écrit, avec tout le corps, toute la mémoire disponible.

Antoine Émaz, Lichen, encore, Rehauts, p. 61.  +
C.C., 04/03/10.Commenter.
distance

Le malaise qui grandissait en moi face au progrès de blanc sur la tapisserie m’interdisait le plaisir que j’eusse pu prendre, en d’autres temps, à telle vanité. Il n’y avait pas de quoi me vanter à constater que cette maladie de blancheur irruptait chez moi, plutôt qu’ailleurs, dans le lieu clos de mes pensées, de mes rêveries et de mes désirs. Peut-être même pouvais-je me dire, en vertu d’une correspondance essentielle entre le cœur et le monde, que s’il en était ainsi, c’était qu’en moi, par-delà la bienséante façade de mon inutilité, la corruption se trouvait déjà bien avancée. Et ainsi le mur, en face de moi, se posait-il pour ce qu’il n’avait jamais cessé d’être : le miroir de moi-même. Je pouvais donc — je devais même — le regarder mais comme l’on regarde un miroir que hante son image : à distance. Seuls les enfants posent le doigt sur leur reflet. Moi, naturellement, je savais à quoi m’en tenir sur l’illusion (mais aussi sur la vérité de l’illusion) : je n’avais donc pas à bouger, à tenter de saisir une insaisissable image. Il me suffisait de savoir que cette blancheur vacante autant que vorace me désignait dans mon propre néant. À distance, que ne saurait-on supporter ?

Claude Louis-Combet, Blanc, Fata Morgana, p. 38.  +
É.M., 07/03/10.Commenter.

page 2


ACCUEIL | HASARD | INDEX | BIBLIOGRAPHIE | RECHERCHE | MARGES | AJOUT | MEMBRES | NOTICE | RSS | LIBRAIRIE